430 000 postes à pourvoir dans les PME canadiennes

430 000 postes à pourvoir dans les PME canadiennes

La pénurie de main-d'oeuvre que connaissent les petites et moyennes entreprises canadiennes s'est encore aggravée cet automne, avec environ 430 000 postes vacants depuis au moins quatre mois faute de travailleurs qualifiés, indique mardi la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI).

Le pourcentage de postes vacants dans les PME atteignait 3,3% au troisième trimestre, contre 3,2% au deuxième trimestre et 2,9% il y a un an, selon une étude de cette fédération comptant 110 000 membres à travers le Canada. 

« Le taux de postes vacants dépasse les records enregistrés avant la crise financière de 2008, a noté Simon Gaudreault, directeur de la recherche nationale à la FCEI. Les PME ressentent vraiment la pression, en particulier au Québec, en Colombie-Britannique et en Ontario », les trois provinces les plus peuplées. 

Le taux de chômage a diminué de 0,1 point en octobre, à 5,8%, se maintenant presque au plus bas depuis plus de 40 ans, selon les statistiques officielles.

La pénurie de main-d'oeuvre, selon la FCEI, se fait particulièrement sentir dans les secteurs des services et de la construction et elle exerce une pression à la hausse sur les salaires. Le Québec, avec 4,1% de postes à pourvoir dans les PME, soit 117 000 emplois, connaît la pénurie «la plus sévère au pays», souligne l'étude. 

Ces estimations «correspondent à peu de choses près» à celles de l'institut officiel Statistique Canada, a souligné Ted Mallett, économiste en chef de la fédération.

Ces chiffres sont publiés alors que le nouveau gouvernement de centre-droit du Québec, élu en octobre sur une promesse de réduire les niveaux d'immigration pour mieux intégrer les immigrants, doit présenter mardi son plan. 

Se réclamant d'un «nationalisme rassembleur» axé sur la défense de la langue française, le Premier ministre, François Legault, un ancien indépendantiste converti au fédéralisme canadien, a promis durant sa campagne de réduire d'environ 53 000 à 40 000 le nombre d'immigrants que la province accueille chaque année.

« On continue d'être en discussion avec les représentants du gouvernements du Québec, a réagi mardi le Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, avant cette annonce. « Moi, ce que j'entends à travers le Québec, c'est les entrepreneurs, les entreprises, préoccupés par la pénurie de main-d'oeuvre. Je ne suis pas sûr que c'est le meilleur moment pour réduire le nombre de gens qui viennent », a-t-il dit.

Source: Les Affaires

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