Agents externes : autonomes, mais pas isolés

Agents externes : autonomes, mais pas isolés
Jean-François Venne

Journaliste spécialisé dans le domaine des affaires, Jean-François Venne a écrit pour quelques-unes des publications les plus prestigieuses au pays depuis les 15 dernières années, dont Radio-Canada, Le Devoir et Protégez-vous.

Evelyne Casaubon a fondé Destinations bien-être en 2017 et agit officiellement comme agente extérieure depuis mai 2018. Comme la plupart des travailleurs autonomes, son bureau se trouve à la maison. Mais pas question pour elle de se confiner entre les quatre murs de sa demeure.

« Dès le départ, j’ai opté pour plusieurs stratégies afin d’éviter de me retrouver isolée », raconte-t-elle.

Bien que le bureau soit à la maison, elle n’hésite pas à sortir travailler dans un café ou une bibliothèque de temps à autre. Des rencontres régulières avec des clients ou des partenaires lui offrent l’occasion d’échanger en personne avec eux.

Elle souhaite aussi se trouver une association de réseautage dans laquelle s’engager de manière plus intensive. « Je suis en période de magasinage », confie-t-elle. 

Elle en a essayé plusieurs, comme le Réseau International du mieux-être (RIME) et des groupes de femmes, tel Heart Link Québec. Elle assiste aussi régulièrement à des conférences et des formations, lesquelles comprennent généralement une composante de réseautage.

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Ce qu’elle cherche ? Un niveau d’engagement correspondant à ce qu’elle peut donner. Pour elle, une rencontre par mois dans un organisme de réseautage serait adéquate. Le coût doit aussi rester raisonnable. Mais elle cherche surtout un réseau dont les membres, au-delà du métier ou du fait d’être dans les affaires, épousent des valeurs similaires aux siennes. 

« Je cherche un groupe composé de gens avec lesquels je me sens bien et qui me permettront d’évoluer, tout en apportant aussi une plus-value à ma petite entreprise », résume-t-elle.

Réseautage virtuel

De son côté, Chantal Laporte, conseillère en voyage à Espace Voyages, agit comme agente extérieure depuis octobre 2014, parfois à temps plein, d’autres fois en même temps qu’un autre emploi. 

Pour éviter l’isolement, elle utilise beaucoup les médias sociaux, notamment Facebook. Elle participe à plusieurs groupes spécialisés, tels Les professionnels du voyage ou Les conseillers en voyage du Québec. Elle est aussi administratrice du groupe Facebook Les Conseillers externes

« C’est intéressant, car ce groupe rassemble des agents extérieurs, souvent un peu plus débutants, qui peuvent donc partager des expériences similaires », explique Chantal Laporte. 

Sans s’échanger nécessairement tous leurs meilleurs trucs (ce sont quand même des compétiteurs!), ils témoignent de diverses situations et s’entraident, notamment pour mieux gérer leurs expériences clients.

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Chantal Laporte envisage par ailleurs de participer à des activités de réseautage en personne. Elle a d’ailleurs assisté à un événement de l’organisme pour entrepreneurs Réseautage en direct. Les membres de ce groupe organisent des soirées, environ une fois par semaine. 

« On peut assister à des conférences, échanger avec des gens sympathiques, découvrir aussi certains services dont on pourrait avoir besoin dans sa pratique », explique-t-elle.

« Il faut vraiment le vouloir pour se retrouver isolé ! »

Bien d’autres occasions de briser l’isolement et de réseauter se présentent aux agents extérieurs, ajoute-t-elle, nommant en vrac les lancements de brochures, les présentations des voyagistes, des chaînes d'hôtels ou des différents offices de tourisme. 

Chantal Laporte profite aussi des voyages de familiarisation visant à découvrir les chaînes d’hôtels et les nouvelles destinations pour faire des contacts avec les représentants et les hôteliers.

Lorsqu’on lui demande si elle sent un risque d’isolement en œuvrant comme travailleur autonome, elle répond qu’il s’agit en fait moins d’un risque que d’un choix. 

« Avec tout ce qui existe comme groupes de réseautage et d’échanges, je crois qu’il faut vraiment le vouloir pour se retrouver isolé! », conclut-elle.


Où réseauter ?

  • Réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn, Twitter, Instagram, etc.);
  • Chambres de commerce et jeunes chambres de commerce;
  • Associations et regroupements liés à votre secteur d’activité;
  • Congrès et salons liés à votre secteur d’activité;
  • Ateliers et formations en entrepreneuriat;
  • Événements en entrepreneuriat;
  • Clubs d’affaires;
  • Réseaux correspondant à votre profil (réseaux de jeunes, de femmes, d’immigrants, de membres d’une communauté culturelle, etc.);
  • Associations de diplômés.

Source : Entreprises Québec

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